L’appartement pourtant généreusement dimensionné n’offrait que des pièces sans communication. La première étape a été de restructurer l’espace en fonction du mode de vie des clients. Ils aiment l’art, en particulier la photo, faire la cuisine et recevoir, ont trois enfants d’âges assez différent.
Nous avons voulu un espace fluide ou chacun a sa propre autonomie, mais où les lieux où l’on se retrouve (en particulier la table) ont la priorité.
L’entrée se fait par la cuisine qui reprend la place de l’ancien couloir de service : Une locomotive en aluminium garée entre le fumoir et l’espace de repas. (§1,2,12,13).
Perpendiculairement un autre volume traverse l’appartement (§ 3,4,5,6) devenant un gradin dans l’espace vidéo (§14), un rangement pour de grands dessins dans le séjour atelier et un terrain accidenté dans la chambre d’enfant. Remonté à l’allège des fenêtres, le sol en mosaïque donne l’illusion d’une terrasse d’où l’on domine l’appartement.
Deux salles de bain sont traitées comme des cartographies pixellisées en carreaux 10x10, ou les miroirs découpés au jet d’eau s’encastrent entre les carreaux. (§ 7).
Dans la partie aveugle se retrouve une zone technique (lingerie, dressing, toilettes, débarras, cellier) dans laquelle on accède par deux portes dissimulées dans les murs moulurés de l’espace de repas.(§8)
La chambre des parents a été conservée dans son état d’origine. La cheminée hors d’usage devient une boite lumineuse (§9).
Comme les autres, cette chambre a sa propre salle de bains, une boite pâte de verre au milieu de laquelle est planté un monolithe en corian blanc qui d’un côté remplit les fonctions de lavabo, miroir et rangement et de l’autre devient une douche totalement ouverte, mais cachée par le volume en question (§10,11).
aménagement d’un appartement de 230 m²
en collaboration avec Benjamin Lestrat, Architecte
durée des travaux : 7 mois
2009
photos Marie Prunier













